mardi 4 novembre 2014
dimanche 3 mars 2013
L'objet du mythe d'un matin
Hier matin, je me levais avec l'impression d'être malade, un nez qui coule, une tête lourde.
J'avais fui le bureau la veille, les choses inachevées, ouvertes. Je rejoignais ma femme, nous allions au spectacle, enfin.
Je me sentais coupable de fuite en dehors. C'est ça, pas de fuite en avant, mais de fuite en dehors, la bonne fuite, celle qui permet de se sauver plutôt que de sombrer.
Je crains parfois ne pas être à la hauteur, ne pas être suffisamment honnête. Cette crainte est à la fois parfaitement illusoire et complètement phénoménale.
La demande au travail de mes forces vives est infinie, sans limites autres que ma propre résistance. J'aurais tendance à reculer ces limites autant que ma force physique me le permet. Mais il y a un prix à cela, c'est ma vie privée, privée de sens, privée de ma force vive consacrée toute au travail de bureau.
Je commets là une erreur fatale peut-être, ou simplement je recule une échéance, celle de la vie. Ce n'est pas mal si c'est ainsi.
J'avais fui le bureau la veille, les choses inachevées, ouvertes. Je rejoignais ma femme, nous allions au spectacle, enfin.
Je me sentais coupable de fuite en dehors. C'est ça, pas de fuite en avant, mais de fuite en dehors, la bonne fuite, celle qui permet de se sauver plutôt que de sombrer.
Je crains parfois ne pas être à la hauteur, ne pas être suffisamment honnête. Cette crainte est à la fois parfaitement illusoire et complètement phénoménale.
La demande au travail de mes forces vives est infinie, sans limites autres que ma propre résistance. J'aurais tendance à reculer ces limites autant que ma force physique me le permet. Mais il y a un prix à cela, c'est ma vie privée, privée de sens, privée de ma force vive consacrée toute au travail de bureau.
Je commets là une erreur fatale peut-être, ou simplement je recule une échéance, celle de la vie. Ce n'est pas mal si c'est ainsi.
mardi 5 juin 2012
Facebook, triste fric
La finance vient de démontrer qu'elle était toujours rêveuse.
Gratter le ciel n'est pas seulement un fantasme d'architecte.
Dépasser le ciel est le fantasme actuel de tous les financiers.
Aucun ne regarde le sol qui se dérobe sous ses pieds.
Tous se disent en choeur “as long as the music is playing, you’ve got to get up and dance. We’re still dancing,”
Read more: http://business.time.com/2007/07/10/citigroups_chuck_prince_wants/#ixzz1wtnOsBOf
Gratter le ciel n'est pas seulement un fantasme d'architecte.
Dépasser le ciel est le fantasme actuel de tous les financiers.
Aucun ne regarde le sol qui se dérobe sous ses pieds.
Tous se disent en choeur “as long as the music is playing, you’ve got to get up and dance. We’re still dancing,”
Read more: http://business.time.com/2007/07/10/citigroups_chuck_prince_wants/#ixzz1wtnOsBOf
source : BigCharts
Facebook est un sommet: un réseau social qui vaut plus que les plus grosses firmes industrielles.
J'attends avec impatience l'avènement de ce monde où l'argent n'est qu'un moyen et non un but.
J'attends avec impatience l'avènement d'un monde où ce qui compte, c'est la relation, non l'échange.
lundi 8 août 2011
Experts songs
En Israël, le premier ministre annonce qu'il va renouer le contact avec ses citoyens mécontents en constituant un groupe d'experts.
Je n'ai jamais entendu que pour s'entendre, il fallait être experts.
Je pensais que quand il y avait des choix à faire, c'est l'esprit de décision et la conviction que le bien est mieux que le mal qui nous sauve de l'indécision, du chaos ou du désepoir.
Je n'ai jamais entendu que pour s'entendre, il fallait être experts.
Je pensais que quand il y avait des choix à faire, c'est l'esprit de décision et la conviction que le bien est mieux que le mal qui nous sauve de l'indécision, du chaos ou du désepoir.
samedi 6 août 2011
jeudi 20 mai 2010
La marche du fou
Encore dix jours et j'ai cinquante ans.
Comme il y a dix ans, un grand traumatisme se sépare de moi, se prépare et déjà s'estompe derrière le choc au plus profond du fond.
Aujourd'hui le désordre m'assaille, me fend, mais en plus, je sens autour de moi un désordre encore plus grand, celui du monde.
Je ne vieillis pas, je prends conscience du monde.
Comme il y a dix ans, un grand traumatisme se sépare de moi, se prépare et déjà s'estompe derrière le choc au plus profond du fond.
Aujourd'hui le désordre m'assaille, me fend, mais en plus, je sens autour de moi un désordre encore plus grand, celui du monde.
Je ne vieillis pas, je prends conscience du monde.
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cinquante ans,
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vie et mort
dimanche 16 mai 2010
Quinquagénaire
Dans exactement deux semaines, je deviendrai pour dix ans quinquagénaire.
Le passage de l'âge ne me fait rien, juste comme un navire qui franchirait un méridien sur la carte des plaisirs de vivre.
Il n'empêche, la mer qui me porte est imprévisible et inconnue et j'y sombrerais trop facilement si les folies qui l'animent, les miennes, avaient libre cours.
Le passage de l'âge ne me fait rien, juste comme un navire qui franchirait un méridien sur la carte des plaisirs de vivre.
Il n'empêche, la mer qui me porte est imprévisible et inconnue et j'y sombrerais trop facilement si les folies qui l'animent, les miennes, avaient libre cours.
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